Difficile à catégoriser et d'une durée incroyable pour l'époque, ce titre compte des effets de répétition et un son très « salon », comme beaucoup de titres de l’époque (spacialisation réduite de l'environnement sonore). Le tout confère une dimension étrange. Signalons l'intonation de Laurie qui fait penser qu'elle donne un cours d'anglais (« Are you there ? Are you coming home ? »). En début et fin de morceau, le piaillement des oiseaux évoque une idée d'extérieur et de liberté là où, a contrario, les « ah » répétitifs nous enferment dans une litanie introspective. L'originalité de l'ensemble tient au tumulte de ses contradictions. Pas de doute, Laurie a trouvé l'inspiration sur Krypton.
loogaroo a écrit le 27/12/2015 à 17h34
Ce titre étrange a servi de BO pour une pièce de théâtre (de style art et essai) que j'ai jouée quand j'étais étudiant. C'était une scène où des humains erraient sans but en marchant comme des zombies de façon machinale et robotique. C'était bien adapté !
superdjidane a écrit le 31/05/2012 à 10h17
Qu'il est difficile d'apprécier cet OVNI expérimental à sa juste valeur ! Les "ah-ha-ha-ha" en continu n'aident pas en cela.
Pourtant, nous avons bien affaire à une véritable artiste ayant conçu les parole de la voix "robotisée". Celles-ci sont prémonitoires, ce 45T étant sorti 20 ans avant les attentats du 9/11...
On y entend en Anglais "Voici les avions... Ce sont des avions américains..." Ce qui est devenu lourd de sens.